Présentation éditoriale

Trente-six regards sur la Tour Eiffel

Fabienne Delacroix répond à la tradition des vues sérielles par un Paris peint, nostalgique et bilingue.

Niveau de preuve : présentation éditoriale fondée sur la notice de l’éditeur, des catalogues et Amazon.fr, sans consultation intégrale du volume.

Le livre rassemble trente-six planches de Fabienne Delacroix et les place dans une relation déclarée avec Henri Rivière, lui-même inspiré par les vues du mont Fuji d’Hokusai. La Tour devient le repère stable d’un Paris réinventé.

Ce que le livre examine

La notice de l’éditeur situe les scènes dans un imaginaire de Belle Époque, au moment où la structure cesse progressivement d’être perçue comme une excroissance pour devenir une composante du paysage. Les textes de Myriam Larnaudie-Eiffel rappellent le combat associé au projet de Gustave Eiffel.

Le bilinguisme français-anglais élargit la médiation. Il ne s’agit pas seulement d’accompagner des images : deux langues distribuent l’accès au contexte et font du livre un objet destiné à circuler entre plusieurs publics.

Approche et structure

Le nombre trente-six impose une lecture par variations. La Tour peut être centrale ou lointaine, entièrement visible ou partiellement masquée. La cohérence dépend moins d’une chronologie que d’une continuité stylistique et d’un jeu d’échos entre les planches.

Le projet est annoncé comme l’aboutissement de près de vingt années de travail. Cette durée renforce l’idée d’une série construite, où l’artiste s’est d’abord rapprochée du modèle de Rivière avant de s’en éloigner. Nous ne décrivons pas chaque œuvre faute de consultation du volume.

Points forts

La référence historique n’empêche pas une voix contemporaine. Le livre propose une mémoire visuelle plutôt qu’une reconstitution neutre. Cette position est précieuse pour distinguer le document d’époque, présent dans L’épopée, d’une création actuelle tournée vers une époque passée.

Le relié dos toilé et le grand format annoncé font de l’objet matériel une partie du projet. La lecture invite à comparer des planches, à revenir en arrière et à observer les écarts ; elle n’obéit pas au même rythme qu’un récit linéaire ou qu’un petit livre animé.

Limites ou précautions

Les vues sont des créations contemporaines inspirées par la Belle Époque. Elles ne doivent pas être utilisées comme preuves directes de l’apparence exacte d’un lieu ou d’une scène historique.

Les sources divergent fortement sur la pagination : l’éditeur et plusieurs libraires annoncent 96 pages, Amazon, la Fnac et Decitre en indiquent 48. Les rôles de préface et de texte sont aussi attribués différemment. L’ISBN, le format relié, les langues et la date concordent.

À quels lecteurs s’adresse-t-il ?

Aux amateurs de peinture, de livres d’art, de Paris historique et de séries visuelles. Pour une série contemporaine plus proche du dessin de presse, voir 36 vues du mont Eiffel. Pour revenir aux documents du chantier, lire L’épopée de la tour Eiffel.

Édition et sources

Édition visée : Hervé Chopin éditions, 6 juin 2024, relié dos toilé, bilingue français-anglais, 96 pages selon l’éditeur, ISBN-13 9782357208148, ISBN-10/ASIN 2357208147. Vérification du 26 août 2026.

Voir la fiche du livre sur Amazon.fr (nouvel onglet)

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